Loi alimentation : riposte pour les animaux !

Loi alimentation : riposte pour les animaux !

Mise à jour (28/05/2018)

Dimanche 27 mai, l’Assemblée nationale a voté pour. Pour un déni des conditions de vie déplorables des animaux dits d’élevage. Pour le déni de l’opinion des français. Pour un déni de démocratie. Pour la pression des lobbies.

Grâce aux député.e.s ayant voté contre les amendements visant à améliorer le « bien-être animal » dans le cadre de la loi egalim, et ce malgré les nombreux mobilisations citoyennes, il sera toujours légal en France de :

– castrer à vif des porcelets ;
– enfermer des poules et lapins dans des cages ;
– broyer vivant poussins mâles et canetons femelles ;
– « étourdir » au C02 les cochons avant de les abattre ;
– tuer des animaux sans les étourdir au préalable ;
– entasser des animaux toujours plus nombreux dans des fermes-usines ;
– ne pas installer de caméras de vidéo surveillance dans les abattoirs.

Merci aux courageux.ses député.e.s ayant suivi l’avis des citoyens et voté pour la mise en place de ces amendements. Malgré ce revers flagrant, nous continuerons de nous battre. Jusqu’à ce que toutes et tous soient libres.

 


Loi alimentation : riposte pour les animaux !

Les États généraux de l’alimentation (EGA) ont été lancés de juillet 2017 à décembre 2017.
C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron afin de définir des orientations sur l’avenir de l’agriculture et l’alimentation.
Ce projet, construit sur la base d’une consultation publique, a associé 11 ministères, les associations de consommateurs, les partenaires sociaux, la restauration collective, l’industrie agroalimentaire, les banques et assurances, le monde agricole et de la pêche, et les ONG, notamment de la protection animale. À la suite des ateliers de travail et de la consultation nationale, l’État français souhaitait traduire les conclusions des EGA dans une loi nationale.

Malgré les fortes attentes des français sur la question du bien-être animal, la grande majorité des amendements autour de ce sujet ont été rejetés par la Commission des affaires économiques et la Commission du développement durable : limitation de la durée de transport des animaux à 8h, vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs, fin du broyage des poussins mâles, abolition des élevages de poules pondeuses en cage, fin de la castration à vif des porcelets, …

Ces propositions n’ont pourtant rien de révolutionnaires. Elles sont consensuelles et devraient être évidentes pour quiconque n’est pas aveuglé par un cynisme désespérant. Cet entêtement absurde à refuser un quelconque progrès pour les animaux illustre à quel point notre gouvernement, réactionnaire et immobiliste, est déconnecté des exigences portées par les citoyens.

En conséquence, des individus et collectifs ont décidé d’initier un mouvement citoyen visant à réintégrer ces différents amendements lors de la phase de première lecture à l’Assemblée Nationale. Earth Resistance se joint à l’appel à la mobilisation lancé à travers la France  : ne restons pas, comme nombre de nos élus, les bras croisés.

Pour plus d’informations, vous pouvez suivre la page du mouvement et lire l’appel à la mobilisation.