Contre-Sommet de l'Élevage 2018

La répression en marche

L’association Earth Resistance et ses membres subissent d’importantes pressions de la part de la police ainsi que des tribunaux. A l’origine, l’appel lancé par l’association à bloquer le Sommet de l’Elevage ainsi qu’un contexte tendu entre certains antispécistes et le monde agricole.

Le Sommet de l’Elevage est encore en cours tandis qu’Earth Resistance fait déjà face à différentes convocations et condamnations. Les événements s’enchaînent rapidement : en début de semaine, c’est tout d’abord Emilie Pujol, présidente de l’association, qui est convoquée par le commissariat de Clermont-Ferrand dans le cadre de l’action « Clash ton Sommet » menée par des militants sur les réseaux sociaux le 11 août dernier. Ensuite, c’est un militant contrôlé récemment par la police qui a été auditionné pour une action menée le 17 octobre 2018 au siège du Sommet de l’Elevage. Il est convoqué au tribunal en mai prochain. Mais, surtout, c’est le mercredi 3 octobre que le tribunal de grande instance rend la décision jusqu’ici la plus lourde : une condamnation pour l’association à 1000 euros d’amende ainsi que l’ordre pour les militants de l’association de ne pas tenter de gêner, entraver ou bloquer l’accès à la Grande Halle d’Auvergne où a lieu le Sommet de l’Elevage sous peine de 10 000 euros d’amende par infraction constatée.

Une telle condamnation de la part d’un tribunal contre une association non-violente est sans précédent. Elle illustre le caractère sensible du débat, pourtant nécessaire, autour de la question animale et l’élevage. Pour cette raison, des militants ont protesté le 4 octobre devant le Tribunal de Grande Instance à l’origine de la décision de justice.